"Un blog, comment ça marche ?" Michel Chevalet

Je profite de ce post pour répondre à deux questions qui m'ont été posées à de multiples reprises :

  • pourquoi ce titre ? Le choix d'un titre pour le blog n'est pas simple : tout d'abord, de très bons noms sont déjà pris (ce blog est ainsi l'éponyme d'une bière brassée par les étudiants de l'université de la Rochelle), et il faut trouver un titre en résonance avec le projet éditorial qui n'est pas forcément défini de façon très claire au moment où on achète le nom de domaine... La science infuse, ce n'est pas une marque de mégalomanie de son auteur qui prétendrait la posséder, mais plutôt une volonté de faire "infuser" la science sur le Net et dans la société, comme j'essaie de l'expliquer ici. Si les sujets traités ici n'ont pas toujours de grandes conséquences directes sur la société contemporaine, j'ai voulu marquer par ce titre l'importance cruciale de la diffusion des avancées scientifiques la plus large possible afin que chacun maîtrise ces enjeux et leurs potentielles répercussions sur notre vie quotidienne. De façon plus prosaïque, j'écris très souvent mes articles avec une tasse de thé à mes côtés... L'identité visuelle du blog est là pour rappeler la polysémie du mot infuser.
  • pourquoi ces articles ? Le choix des sujets est lui aussi tout sauf évident. J'ai pris le parti de traiter des sujets d'actualité, c'est-à-dire publiés il y a peu de temps dans des revues scientifiques : vous trouvez ainsi de façon systématique à la fin des articles une ou plusieurs sources, qui sont la ou les publications dont je me fais l'écho vulgarisé. Comment choisir parmi les centaines d'articles publiés chaque jour (Pubmed en recense 1 160 pour la seule journée du 13 novembre 2013) ? Premier critère : je pioche dans des revues dites en libre accès (on parle plus souvent d'Open Access), parmi lesquelles PLoS ONE et ses petites sœurs, Scientific Reports, PeerJ, les revues du groupe BioMedCentral ou encore certains articles de PNAS ou de la Royal Society. Car si l'on veut que la science infuse, il faut qu'elle soit directement accessible à tous, sans barrière financière, et qu'elle puisse être partagée facilement. Le fait que les articles soient publiés sous licence libre me permet de reprendre sans vergogne les illustrations conçues par les scientifiques pour leurs publications. Ensuite, le "tri" s'opère de façon grossière à partir du titre des publications, qui sont parfois assez arides : c'est l'étape la plus délicate, car derrière un titre illisible peut se cacher un beau projet scientifique, qui plus est facilement vulgarisable... Ensuite, j'essaie d'alterner les domaines : pas trop de bestioles, de la physique, un peu de chimie quand cela est possible, et une pincée de sciences humaines. Et enfin, le facteur déterminant : le sujet va-t-il "parler" à des profanes ? Je ne cherche pas à tout prix le nombre de clics (même si ma petite expérience m'a montré que caler le mot "pénis" dans le titre d'un article attire plus de lecteurs !), mais à parler de science à des personnes qui ne vont pas lire tous les jours la rubrique scientifique des quotidiens et encore moins les mensuels comme Pour la science ou Sciences et Avenir. J'ose espérer que les Golden Blog Awards ont récompensé aussi cette tâche passionnante : faire aimer la science !

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